Vêtements, frais de repas, coiffeurs...
Ces nouvelles pistes pour mieux encadrer les frais de représentation des élus
Alors que les polémiques sur les dépenses des responsables politiques se sont multipliées ces derniers mois, l’Observatoire de l’éthique publique formule une série de recommandations pour en finir avec les «zones d’opacité».
C’est une phrase qui avait fait réagir, au cœur de l’été. François avait pris la parole pour répondre aux exigences de probités et d’exemplarité des français vis-à-vis de leurs représentants politiques, en matière de frais de représentation. Et de proposer de confier une mission à « une personnalité indiscutable, je crois au-dessus de tout soupçon », à savoir l’ancien député socialiste René Dosière, président de l’Observatoire de l’éthique publique, pour identifier d’éventuels « avantages indus, excessifs, inacceptables », dont des responsables politiques bénéficieraient.
Six mois plus tard, ce travail n’a jamais été lancé et a disparu des radars après les changements à Matignon. René Dosière regrette le silence de l’exécutif. La question de fond, quant à elle, demeure, et l’ancien député entend bien apporter sa pierre au débat.
L’Observatoire publie ce mardi une note sur ce sujet. Relevée en exclusivité par Le Figaro.
Les auteurs de la note – René Dosière, Ayda Hadizadeh et Matthieu Caron – citent un exemple éloquent : les députés et sénateurs peuvent utiliser leur avance de frais de mandat pour « prendre en charge des repas », sans que ces dépenses puissent être tracées ou plafonnées.
La dotation de 150 000 euros par an versée à chaque ministre de plein exercice, en plus de son traitement, est aujourd’hui allouée « sans que l’on sache comment ces fonds sont employés, faute de publicité », ce qui interroge autant l’Observatoire que les contribuables.
Face à ce constat, l’Observatoire plaide pour que l’argent public finance « le faire plutôt que le paraître ». S’agissant des dépenses vestimentaires, les auteurs proposent d’y mettre fin.
La note préconise par ailleurs de clarifier les règles autant que les mots.
Matthieu Caron dit sans amertume avoir « pris acte de la non)reconduction de la mission confiée par François Bayrou » et « espérer qu’un prochain premier ministre » se saisisse de cette piste.
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Publié le 10/02/2026 ∙ Média de publication : Le Figaro